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Candyman Review: Un redémarrage sans peur et prêcheur d’art et d’essai

Nia DaCosta redémarre Bonbon comme un sermon d’art et d’essai moralisateur sur l’injustice raciale et la brutalité policière. Le film est tourné d’une manière intéressante, mais échoue considérablement à son objectif principal. Bonbon offre zéro frayeur et traîne considérablement dans ses quatre-vingt-dix minutes d’exécution. L’intrigue rend hommage à l’original de 1992 sans capturer aucun de ses frissons. L’approche stylistique peut être appréciée, mais pas au détriment de la terreur. Un film d’horreur sans peur ne vaut pas la peine d’être vu, quel que soit son programme édifiant.

À la fin des années 70, dans les projets de logements sociaux Cabrini-Green de Chicago, un garçon timide est témoin d’une atrocité qui aura des répercussions majeures des décennies plus tard. Dans le présent, Cabrini-Green s’est embourgeoisé dans un quartier hipster haut de gamme. Le gay flamboyant Troy (Nathan Stewart-Jarrett) rend visite à sa sœur marchande d’art, Briana (Teyonah Parris), et à son petit ami peintre en difficulté, Anthony (Yahya Abdul-Mateen II), pour le dîner. Il éteint les lumières, puis leur raconte l’histoire macabre du Bonbon. Dites son nom cinq fois dans le miroir pour invoquer la goule tueuse.

Anthony, à la recherche d’une nouvelle inspiration, commence à rechercher l’histoire de la Bonbon Légende. Il trouve un propriétaire de laverie, Burke (Colman Domingo), qui a grandi dans les projets Cabrini-Green. Son récit du terrible destin d’Helen Lyle conduit Anthony à un éveil artistique. Ses peintures deviennent le sujet de conversation du monde de l’art arrogant de Chicago. Anthony savoure un nouveau succès, jusqu’à ce que les personnes qui ont assisté à son émission commencent à mourir. Il commence à se demander si la légende est réelle. Et pourquoi une piqûre d’abeille à la main droite s’aggrave progressivement.

Bonbon utilise des ombres et des marionnettes pour visualiser la sombre histoire du lynchage de l’Amérique. C’est un moyen efficace d’illustrer une violence raciale épouvantable. Les images en noir et blanc contrastent avec les meurtres dépeints de manière vivante. Réalisateur Nia DaCosta (Petit Bois) utilise également des images inversées pour mieux décrire le concept de miroir. Par exemple, elle photographie les grands immeubles de Chicago avec un angle descendant abrupt. Ses choix initiaux sont convaincants, mais perd de son éclat à cause de la surutilisation. DaCosta et le message des scénaristes sur le calcul racial est limpide. Il est martelé à plusieurs reprises tout au long du récit.

Je n’ai pas sauté une seule fois ni ressenti de malaise en regardant Bonbon. Ma fréquence cardiaque au repos est restée étonnamment statique. Pour être clair, Bonbon n’est pas ennuyeux à voir. La créativité est bien au rendez-vous. Ce n’est tout simplement pas engageant comme un film d’horreur devrait l’être. Les cinéastes avaient besoin d’ajouter des éléments plus inattendus. Bonbon est vu fugitivement dans les miroirs avant que le carnage ne s’amplifie. Les cinéastes auraient pu pimenter ces moments pour créer plus de tension. Les frayeurs sont évidentes et ne suscitent pas la réponse souhaitée. C’est particulièrement décevant lorsque le film original était légitimement effrayant.

Les attentes doivent être atténuées ici. Quiconque regarde ce film avec un œil purement artistique l’appréciera. Les fans de genre qui cherchent à avoir peur de leur pantalon vont trouver cette itération apprivoisée en comparaison. Les thèmes de la justice raciale en éclaireront certains et en repousseront d’autres. Bonbon est un succès ou un échec selon votre point de vue. Je ne peux pas recommander un film d’horreur qui ne fasse pas peur. Bonbon est une production de MGM, Monkeypaw et Bron Creative. Il sortira en salles le 27 août chez Universal Pictures.

Sujets : Candyman 2020, Candyman

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