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Le Cargo Dragon de SpaceX transporte des tardigrades et des bébés calmars vers la Station spatiale internationale

À bord de la fusée Falcon 9 de SpaceX, un vaisseau Cargo Dragon sera lancé depuis le Kennedy Space Center de la NASA aujourd’hui, jeudi 3 juin, à 22h59 IST (13h29 HAE). Ce sera celui de SpaceX 22e mission de ravitaillement vers la Station spatiale internationale (ISS). Il transportera 7 300 livres de science, de recherche, de fournitures d’équipage et de matériel. Étant donné que les vaisseaux spatiaux SpaceX sont réutilisables, ce sera le premier vol pour ce Dragon particulier. Après avoir livré ses marchandises, le vaisseau spatial restera près de l’ISS pendant près d’un mois et reviendra en juillet avec 5 300 livres de fret.

Certaines des expériences scientifiques dirigées vers l’ISS comprennent un panneau solaire, un ultrason portable, des tardigrades et des bébés calmars.

Les panneaux solaires sont envoyés à l’ISS pour augmenter la quantité d’énergie disponible pour la recherche et d’autres opérations. L’iROSA est composé de petits panneaux qui s’ouvrent comme un long tapis, grâce à la technologie précédemment exposée à la gare. La première paire de six nouveaux panneaux rigides sera installée cet été par l’équipage d’Expedition 65, pour compléter les panneaux rigides existants de la station.

Une expérience scientifique intéressante qui sera étudiée sur l’ISS concerne les ours d’eau. Ce sont de minuscules créatures que l’on trouve couramment dans l’eau et qui ressemblent à une combinaison d’ours joufflus et d’extraterrestres borgnes. Appelés tardigrades, ils mesurent environ un millimètre et sont presque indestructibles. En raison de leur taille, ils ne peuvent être observés qu’au microscope et 5 000 d’entre eux se dirigent vers l’ISS.

Cell Science-04 fait voler des tardigrades, ou ours d'eau, vers la station spatiale pour une étude visant à identifier les gènes impliqués dans son adaptation et sa survie dans des environnements à haut stress.  Crédits : Thomas Boothby, Université du Wyoming/NASA

Cell Science-04 fait voler des tardigrades, ou ours d’eau, vers la station spatiale pour une étude visant à identifier les gènes impliqués dans leur adaptation et leur survie dans des environnements à haut stress. Image : Thomas Boothby, Université du Wyoming/NASA

Ils peuvent survivre dans presque tous les environnements extrêmes et sont « un organisme modèle pour étudier la survie biologique dans des conditions extrêmes sur Terre et dans l’espace ». Dans l’espace, les chercheurs tenteront d’identifier quel gène permet aux tardigrades de s’adapter et de survivre dans des environnements très stressés.

128 bébés calmars qui brillent dans le noir essaieront d’aider les chercheurs à comprendre les relations symbiotiques entre les microbes et leurs hôtes animaux. Les microbes sont importants pour le développement des tissus et le maintien de la santé humaine. Ils espèrent également savoir si le vol spatial affecte cette relation, afin de trouver des moyens de préserver la santé des astronautes lors de missions spatiales à long terme.

Ces calmars bobtail immatures (Euprymna scolopes) font partie de l'UMAMI, une enquête qui examine si l'espace modifie la relation symbiotique entre le calmar et la bactérie Vibrio fischeri.  Crédits : Jamie S. Foster, Université de Floride/NASA

Ces calmars bobtail immatures (Euprymna scolopes) font partie de l’UMAMI, une enquête qui examine si l’espace modifie la relation symbiotique entre le calmar et la bactérie Vibrio fischeri. Image : Jamie S. Foster, Université de Floride/NASA

Le chercheur principal de l’UMAMI, Jamie Foster, a déclaré: «Les animaux, y compris les humains, comptent sur nos microbes pour maintenir un système digestif et immunitaire sain. Nous ne comprenons pas pleinement comment le vol spatial modifie ces interactions bénéfiques. »

Les astronautes sont plus susceptibles de développer des calculs rénaux dans l’espace. Cela pourrait affecter négativement leur santé, et pourrait également s’avérer être un obstacle au succès de la mission. Afin de découvrir pourquoi cela se produit, l’enquête Kidney Cells-02 utilise un modèle de cellules rénales en 3D pour étudier les « effets de la microgravité sur la formation de microcristaux pouvant conduire à des calculs rénaux ». Les chercheurs pensent que cela pourrait aider à améliorer la vie des astronautes dans l’espace ainsi que sur Terre s’ils sont capables de trouver un moyen de prévenir et de traiter les calculs rénaux.

L'exposition à la « microgravité » entraîne des changements spectaculaires dans le corps humain, notamment des altérations des systèmes cardiovasculaire, musculo-squelettique et neuronal.

Les astronautes sont plus susceptibles de développer des calculs rénaux pendant les vols spatiaux.

« Avec cette étude, nous espérons identifier des biomarqueurs ou » signatures « des changements cellulaires qui se produisent lors de la formation de calculs rénaux », explique le chercheur principal Ed Kelly.

« La raison pour laquelle cette étude est menée sur la station spatiale est que les microcristaux se comportent d’une manière similaire à ce qui se passe dans nos propres reins, ce qui signifie qu’ils restent suspendus dans les tubes des puces rénales et ne coulent pas au fond comme ils le font dans les laboratoires sur Terre. . « 

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