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L’année de la peste, l’humour mange du suspense

Macabre 2022

Réalisé par Carlos Martín Ferrera, ce film espagnol a été projeté à la XXIe édition de Macabro, le Festival international du film d’horreur au CDMX.

L'année de la peste, un film de Carlos Martín Ferrera (Photo: Macabro)L’année de la peste, un film de Carlos Martín Ferrera (Photo: Macabro)

C’est un film qui remonte à Invasion des voleurs de corps (Don Siegel, 1956 / Philip Kaufman, 1978) et Shaun des morts (Edgar Wright, 2004) par la prémisse d’une invasion de duplicateurs de corps. En fait, les références sont trop évidentes, il peut donc être interprété comme une version espagnole avec une combinaison des deux titres mentionnés.

Carlos Martín Ferrara parie sur une satire pour raconter l’histoire d’un étrange fléau causé par une plante et qui provoque le remplacement des humains par des entités similaires, mais à la différence que les répliques n’ont pas d’émotions. L’absurdité de l’idée est ad hoc avec le ton du film, cependant elle abuse de l’intrigue en la surchargeant de comédie et de sarcasme à outrance.

Malgré le fait qu’il recourt à des doses de suspense, il est incapable d’équilibrer sa proposition d’humour avec le besoin d’angoisse exigé par la situation suffocante que traversent ses personnages principaux dans une fuite désespérée pour sortir du chaos. Sous ce ténor, on peut bien dire que Víctor (Iván Massagué) et Lola (Ana Serradilla) sont perdus, qui forment une paire avec une bonne chimie.

Avec un aspect de Luka Modric vieilli ou délaissé, Iván Massagué soutient largement L’année de la peste. Il trouve en Ana Serradilla un excellent complément pour réaliser quelque chose qui vacille parfois parce que le scénario tente plus de dialogues sarcastiques que d’actions passionnantes selon ce que l’exige l’urgence des circonstances auxquelles Víctor et Lola sont confrontés, qui sont aussi des ex-partenaires et il survit avec son âme dans son estomac pour avoir voulu être avec elle, mais pas dans ces conditions.

Cela peut être amusant, oui, mais parfois étouffant. Le dilemme est qu’il ne noie pas l’apocalypse qui surgit dans la fiction, mais plutôt la structure dans laquelle ce scénario est raconté. C’est bien de rire, oui, même s’il ne faut pas non plus se forcer.

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