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Journée mondiale de l’arthrite : les enfants qui souffrent d’arthrite manquent de vitamine D

 

Dans une analyse de la recherche mondiale, nous avons récemment découvert que les enfants atteints du type d’arthrite le plus fréquent, l’arthrite juvénile idiopathique (AJI), ont taux sanguins anormalement bas de vitamine D. Nous avons également constaté que les personnes vivant dans les pays du Nord, tels que le Canada et les régions d’Europe du Nord, sont plus susceptibles d’avoir de faibles niveaux de vitamine D et une maladie active associée.

Au Canada, l’arthrite est l’une des maladies chroniques les plus courantes de l’enfance. Environ trois enfants canadiens sur 1 000 (plus de 20 000 au total) souffrent d’arthrite. Les la prévalence de l’arthrite infantile varie à travers le monde.

Les différences géographiques dans la fréquence de l’arthrite infantile pourraient être liées à des influences génétiques, ethniques, environnementales et liées au mode de vie. La cause de l’arthrite chez les enfants est inconnue, mais la l’interaction des facteurs génétiques et environnementaux est considérée comme importante.

La vitamine D est vitale pour la santé des os et est essentielle pour réguler les fonctions immunitaires et inflammatoires du corps. Le niveau de vitamine D dans le corps est également influencé par des facteurs génétiques, le teint et les vêtements qui affectent l’exposition de la peau au soleil, et l’apport alimentaire en vitamine D.

Les variations environnementales de l’exposition aux rayons ultraviolets B (UVB) de la lumière du soleil, qui sont nécessaires à l’activation de la vitamine D dans le corps, sont affectées par la latitude et la saison.

Les enfants des pays du Nord s’en sortent le moins bien

Notre équipe a examiné 38 études du monde entier. Nous avons constaté que dans 84 % d’entre eux, les niveaux de vitamine D chez les enfants atteints d’AJI étaient inférieur à celui recommandé.

Le statut en vitamine D suivait également un gradient géographique nord-sud, les personnes résidant dans les latitudes septentrionales ayant des niveaux de vitamine D anormalement bas.

L’analyse a également montré une corrélation entre le statut en vitamine D et l’activité arthritique, car les enfants ayant des niveaux de vitamine D plus faibles avaient une arthrite plus active.

Les informations provenant de la littérature existante indiquent qu’il est important de déterminer le statut en vitamine D chez les enfants atteints d’arthrite. Les enfants atteints d’arthrite qui vivent dans les régions nordiques, au Canada et dans le monde, peuvent être vulnérables à une carence en vitamine D, surtout pendant les mois d’hiver.

Nous pouvons garantir que les enfants ont des niveaux appropriés de vitamine D en s’exposant soigneusement au soleil, en mangeant des aliments riches en vitamine D (comme les poissons gras comme le saumon et le thon, les œufs, le bœuf, le foie et les produits laitiers et céréales enrichis) et en prenant des suppléments si nécessaire.

Enfants autochtones à risque

La principale source de vitamine D est celle produite par la peau après exposition au soleil. Au-dessus de 33 degrés nord (la latitude de San Diego aux États-Unis), le rayonnement UVB n’est pas assez intense pour la synthèse cutanée de vitamine D tout au long de l’année.

Aux latitudes comprises entre 42 degrés (la latitude de la frontière Oregon/Californie) et 53 degrés nord (la latitude de Fort McMurray au Canada), entre octobre et avril, le rayonnement UVB n’est pas assez intense pour la synthèse de la vitamine D.

Des élèves montent à bord d'un autobus scolaire à l'école primaire Nakasuk à Iqaluit, au Nunavut, en 2009. crédit d'image : LA PRESSE CANADIENNE/Nathan Denette

Des élèves montent à bord d’un autobus scolaire à l’école primaire Nakasuk à Iqaluit, au Nunavut, en 2009. crédit d’image : LA PRESSE CANADIENNE/Nathan Denette

Les populations autochtones du nord du Canada sont particulièrement à risque de carence en vitamine D en raison de exposition limitée au soleil en raison de la géographie et accès limité aux aliments riches en vitamine D.

Les faibles niveaux de vitamine D pourraient expliquer en partie la prévalence et la gravité de l’arthrite infantile dans certaines collectivités nordiques canadiennes.

Cette recherche suggère qu’un plan de gestion complet pour les enfants atteints d’AJI devrait inclure la garantie de niveaux optimaux de vitamine D, grâce à une combinaison d’exposition raisonnable au soleil, d’un régime alimentaire et de suppléments si nécessaire.La conversation

Alain Rosenberg, Professeur, L’Université de la Saskatchewan; Hassan Vatanparast, professeur de santé publique, L’Université de la Saskatchewan, et Sarah Finch, doctorant en nutrition et diététicien agréé, L’Université de la Saskatchewan

 

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