Après l’IoT des villes, voici l’Internet of Things des champs

Iot Internet of Things
Temps de lecture : 2 mn

Des engins agricoles autonomes pilotés via un GPS labourent déjà les champs. La technique du ‘See and Spray’ menace les géants de l’agrochimie. Le mot même d’AgriTech a émergé et s’est imposé dans les campagnes. La révolution de L’internet of Things  commence à faire émerger la notion d’une Agriculture 4.0.  Quelques illustrations pour comprendre l’intérêt de l’association du rural et de l’IoT.


Aller cueillir des huitres

L’huitre est l’un des organismes les plus sensibles à la pollution. Les rejets industriels, agricoles, humains se déversent dans les cours d’eau et finissent immanquablement dans la mer. Les huitres se nourrissent bien malgré elles de ces polluants et surtout elles les ingèrent sans les digérer. Les ostréiculteurs sont donc extrêmement dépendants de la météo pour planifier leurs récoltes : il leur faut agir avant la pluie qui fait passer les rejets polluants du sol vers les océans via les rivières. Agir soit pour hâter la récolte soit pour décider de l’arrêter. Une récolte trop tardive ou trop prolongée peut avoir un impact financier très important pour les ostréiculteurs.

Iot et ostréiculture

Sur les côtes de la Tasmanie, les ostréiculteurs utilisent dorénavant un système IoT développé par Bosch ProSyst. Des capteurs installés dans les parcs à huitre recueillent des data utiles (salinité, température de l’eau, pression atmosphérique…). Ces data sont communiquées aux ostréiculteurs afin qu’ils puissent optimiser leur récolte en temps réel.


Compter les moutons

À l’été 2018, la société Telia Norway a lancé un projet-pilote : 1 000 moutons ont été dotés de colliers IoT. Ces objets-connectés permettaient de suivre la position GPS des ovins en temps réel. Là où les années précédentes les bergers faisaient face à un taux de perte du troupeau de 10%, l’utilisation des colliers-capteurs a permis de retrouver l’intégralité du troupeau à la fin de la période de pâturage.

Suivre les moutons à la trace…GPS

Ne plus semer à tous vents

Le projet MARS (Mobile Agricultural Robot Swarms), financé en grande partie par l’Union Européenne, devrait bientôt faire ses débuts.

Un système MARS est composé de six à douze robots-de-semis appelés Xaver. Les Xaver sont emmenés sur les champs par une remorque spéciale qui sert également de station de base. Les robots, ayant quitté la base, vont semer en toute autonomie en respectant un tracé défini et contrôlé par GPS.

Des robots semeurs

La consommation d’énergie de cet essaim est de 70% inférieure à celle nécessaire avec les techniques de semis conventionnelle. La gestion intelligente des robots comprend une navigation très précise sur le terrain et la collecte en temps réel de datas dans le Cloud.



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