Inégalité salariale, absence dans le senior management, manque de considération lors des négociations (salaire, évolution de carrière….), évaluation sexiste (une femme est agressive quand un homme n’est qu’impatient) le tout dans une ambiance #metoo et #timesup. Bienvenue aux femmes actives des années 2010.

Mais, plus insidieuse, n’oublions pas la charge mentale : non seulement les femmes assument (volontairement ou non) de faire des ‘trucs’ de femmes – prendre des notes, organiser les réunions, commander des pizzas, nettoyer la table de réunion/table à luncher, organiser le pot de départ d’un collègue – mais en plus elles essayent de créer une ambiance apaisée, elles sourient, créent du lien social… Les femmes s’impliquent émotionnellement bien plus que les hommes participant à la fondation d’une culture d’entreprise (à la machine à café elles ne parlent pas match de foot mais petits détails de la vie quotidienne d’une boite, d’un service) tout en assumant des tâches ‘ménagères’ dont rien n’indique qu’elles ne soient les exclusives dépositaires.

Or non seulement cela prend du temps – et les femmes ont les mêmes contraintes de productivité/qualité de service que les hommes – mais assumant ce rôle elles ne sont pas jugées sur les mêmes critères que leurs homologues masculins. C’est dire qu’elles peuvent être jugées à partir de cette implication personnelle sans que ce ‘travail’ invisible ne fasse partie d’une quelconque grille de notation.

Quand une femme a un comportement singulier (i.e. non attendu de la part d’une femme), elle sera plus facilement jugée coupable. Une femme n’est pas ‘décisive’ elle est ‘brutale’. Ainsi des études ont démontré que :
– une femme qui réussit dans un domaine réservé aux hommes génère de l’antipathie,
– une femme qui s’auto-promeut sera moins embauchée qu’un homme agissant de même,
– une femme qui négocie une augmentation de salaire est pénalisée par rapport à un homme (sauf si elle négocie avec une autre femme),
– une femme prend plus de risque (en termes de carrière) à être en colère qu’un homme,
– l’altruisme d’une femme est normal, celui d’un homme est remarqué et récompensé.

Quand nous vous disions que la charge mentale est un concept qui prévaut au bureau….

Cette chronique a été rédigée à partir d’un article du site fastcompany.com.

 

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