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Yakuza Princess Review: Un rythme lent entrave l’action de Katana qui fait jaillir du sang

Princesse Yakuza opte pour la jugulaire avec une action de coupe viscérale du katana, mais s’enlise malheureusement dans un rythme lent. Adapté du roman graphique « Samurai Shiro » de l’artiste de bande dessinée brésilien Danilo Beyruth, le film a une cinématographie saisissante et des personnages intrigants. Il faut plonger profondément dans le crime organisé japonais, la culture des samouraïs et les tactiques de combat à l’épée. Des problèmes surviennent lorsque le mystère qui anime les drones narratifs continue. La tension établie se dégonfle continuellement avec des accalmies mélodramatiques. Une finale brutale dévie Princesse Yakuza de retour sur la bonne voie pour une recommandation.

En 1999 à Osaka, au Japon, une réunion de famille tourne au massacre sanglant. Vingt et un ans plus tard à São Paulo, quartier japonais du Brésil, Akemi (MASUMI) lutte contre le meurtre aléatoire de son grand-père bien-aimé. Elle suit ses souhaits et continue de pratiquer le Kendo avec son maître de presque toujours (Toshiji Takeshima). Pendant ce temps, deux événements apparemment distincts ont des répercussions majeures. Takeshi (Tsuyoshi Ihara), un féroce lieutenant Yakuza (kanbu), apprend un secret longtemps gardé. Dans un hôpital voisin, un gaijin (Jonathan Rhys Meyers) se réveille avec de graves lacérations faciales et une amnésie.

Takeshi retourne au Japon pour révéler ce qu’il a appris au patron de la famille (oyabun). À l’hôpital, la police brésilienne montre au gaijin un katana élaboré avec lequel il a été trouvé. Il déclenche un souvenir fugace. Akemi célèbre son triste anniversaire avec un karaoké ivre. Cette nuit-là, deux hommes mortels très différents façonneront son destin. Akemi doit faire face à un sombre héritage qui lui a été volontairement caché.

Princesse Yakuza ça parait super. Réalisateur/co-scénariste Vicente Amorim (La division, Bon) baigne l’écran dans des teintes de rouge et de vert. Il adopte un style visuel noir, mais utilise un éclairage et des accents vifs pour donner vie aux pages de la bande dessinée. C’est particulièrement cool lorsque les artères jaillissent comme des geysers en technicolor sur un fond sombre. Les membres et les têtes sont hachés au bar à salades, mais le film n’inonde pas de violence gratuite. Les scènes d’action sont réparties uniformément tout au long de l’exécution. C’est l’espace entre eux qui finit par être problématique.

Princesse Yakuza prend beaucoup trop de temps pour raconter une histoire simple. Il y a quelques révélations décentes, mais l’impact est minime. Akemi demande constamment aux personnages secondaires de lui dire ce qui se passe. Ils pourraient tout résumer en un paragraphe de dialogue. Mais continuez à la faire circuler sans rien dire. Cela arrive plusieurs fois et devient ennuyeux comme l’enfer. La patience s’use dans ces temps forts prolongés. Vicente Amorim veut un noyau dramatique qui résonne. Il finit par écraser le flux du film.

L’identité du gaijin entraîne un changement de trajectoire dans l’intrigue. Princesse Yakuza est essentiellement le premier chapitre d’une histoire plus vaste. Le développement du personnage construit une base solide pour un autre versement. Jonathan Rhys Meyers, Tsuyoshi Ihara et Masumi, une chanteuse à ses débuts au cinéma, réussissent à faire le plein de la pègre japonaise. Les défauts qui ont saboté l’action ici peuvent être corrigés. Je reverrais ces personnages. Princesse Yakuza est une production de Filmland International, Andre Skaf et Tubaldini Shelling. Il sera présenté en première le 3 septembre dans les salles et en vidéo à la demande de Magnet Releasing.

Les points de vue et opinions exprimés dans cet article sont ceux de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle de 45secondes.fr.

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