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Véhicules Autonomes chinois : cas d’école d’un biais concurrentiel

Les Véhicules Autonomes (VA) chinois seront radicalement différents de ceux conçus et produits par leurs concurrents américains et européens. Le concept d’autonomie est pourtant identique mais ces véhicules sont développés en Chine à partir d’un écosystème local : infrastructures, normes techniques et exigences réglementaires.

D’ici à 2030 la Chine s’est fixé un objectif de 10% de véhicules atteignant les niveaux 4/5 de l’autonomie (pour comprendre les niveaux, c’est ici). Et ces 10% semblent réservés à une production locale. Explications :

 


Des normes locales

Les VA chinois n’utiliseront pas le GPS (ou Galiléo) mais leur propre système de positionnement GNSS. Système qui nécessite l’utilisation de puces de réception différentes pour communiquer avec les satellites chinois.


Un data management spécifique

Alors que les VA américains et européens embarqueront une multitude de capteurs pour analyser leur environnement, les VA chinois se déplaceront au sein d’une infrastructure intelligente. Les data ne seront pas produites/analysées par les VA. Elles seront mises à disposition des VA par l’environnement.

  • D’ici 2020 un réseau national 5G devrait couvrir 90% du territoire permettant l’utilisation d’une technologie nommée C-V2X : les VA communiqueront entre eux, avec l’infrastructure, les piétons et le réseau.
  • Les VA roulant en Chine devront transmettre en temps réel toutes leurs data à un centre de données gouvernemental pour être intégrées dans un système de gestion globale (Big Brother is driving us).

Le marché du VA en Chine est plein de promesses, d’autant plus que les chinois sont friands d’innovations technologiques et nettement moins réticents à l’autonomie des véhicules que par exemple les américains. Mais à l’abri de biais concurrentiels imposés par le gouvernement, les producteurs locaux n’ont sans doute pas grande peur des concurrents étrangers….

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