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Une forte participation en Nouvelle-Calédonie lors de son deuxième référendum sur l’indépendance

SYDNEY, 4 octobre (DPA / EP) –

Les électeurs néo-calédoniens ont afflué pour décider si le petit territoire du Pacifique se sépare de la France après 167 ans de relations.

Selon le bureau du Haut Commissaire électoral, le taux de participation était proche de 80% une heure avant la fermeture des bureaux de vote, à 9 heures (heure de la péninsule espagnole).

Le décompte est déjà en cours et les résultats sont attendus dans les prochaines heures ce dimanche.

Plus de 180000 électeurs sont appelés aux urnes pour réévaluer le résultat du premier référendum de 2018, lorsque 43,33% des Néo-Calédoniens ont opté pour l’indépendance, contre 56,67% qui s’y sont opposés.

Ce résultat était particulièrement décevant pour les Kanak, la population indigène du lieu, car beaucoup d’entre eux avaient attendu longtemps pour avoir leur propre État.

Si les électeurs rejettent à nouveau l’indépendance cette année, le Congrès néo-calédonien pourra en convoquer un autre dans deux ans.

La Nouvelle-Calédonie a connu des années de violence dans les années 1980 entre les partisans de l’indépendance, soutenus par la population indigène, et les forces pro-françaises largement soutenues par les descendants de colons européens.

Le conflit s’est terminé par un accord de paix en 1988 qui a donné l’autonomie à trois provinces, dont deux avaient une population à majorité kanak. Dix ans plus tard, un autre accord a prolongé cette autonomie, a reconnu l’injustice historique contre la population autochtone et a fixé 2018 comme date limite pour un référendum sur l’indépendance, avec deux votes supplémentaires jusqu’en 2022.

La Nouvelle-Calédonie, habitée depuis environ 3 000 ans, compte environ 269 000 habitants et se situe à 1 200 kilomètres de l’est de l’Australie et à 18 000 kilomètres de Paris.

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