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The Night House Review: Un thriller effrayant avec des peurs palpitantes

La maison de nuit est un thriller à l’atmosphère effrayante qui sert de nombreuses frayeurs à couper le souffle. Rebecca Hall est fantastique en tant qu’épouse en deuil à la recherche de réponses à une présence surnaturelle. Le film crée une grande tension puis vous plonge avec des images menaçantes. La maison de nuit est viscérale et intense sans être sanglante ou gratuite. L’acte final conduit à un dénouement inattendu qui peut décevoir certains publics. J’ai pensé que c’était très intéressant. Le film ne nourrit pas à la cuillère une fin par cœur. C’est effrayant et abstrait. Laissant de nombreuses possibilités inquiétantes à considérer.

La maison de nuit se déroule dans le nord de l’État de New York sur un lac magnifique mais isolé. Beth (Rebecca Hall) est une enseignante aveuglée par le suicide soudain de son mari, Owen (Evan Jonigkeit). Elle ne savait même pas qu’il avait une arme à feu. Beth boit pour atténuer sa douleur alors qu’elle range ses affaires. Mais tard dans la nuit dans son misérable désespoir, Beth sent quelque chose lui tendre la main. La maison se sent vivante avec des bruits étranges, des ombres et des explosions intermittentes de la chaîne stéréo.

Beth demande à sa meilleure amie et collègue, Claire (Sarah Goldberg), si elle croit aux fantômes. Le mystère s’approfondit lorsque Beth découvre une photo d’une autre femme (Stacy Martin) dans le téléphone de son mari ; qui lui ressemble étrangement. Le voisin de Beth (Vondie Curtis-Hall) la trouve en train de chercher dans les bois. Elle a vu quelque chose de l’autre côté du lac qui ne devrait pas être là. Alors que Beth plonge plus loin dans le terrier du lapin, la vérité derrière la mort d’Owen conduit à une révélation choquante.

La maison de nuit exploite les peurs fondamentales de la nature humaine. Il est naturel d’avoir peur quand on est seul dans un décor effrayant. Tout peut attendre dans le noir pour frapper. La différence ici est que le film ne succombe pas aux tropes d’horreur stupides. Il s’attaque à l’état émotionnel fragile du protagoniste. Beth est triste et seule. Elle veut désespérément revoir sa bien-aimée. Mais elle apprend rapidement qu’il y a quelque chose de sinistre dans ses interactions d’un autre monde. Le facteur de peur augmente considérablement. Il y a des moments légitimes de saut de votre siège dans sa quête de la vérité.

Rebecca Hall est formidable dans une performance très nuancée et multicouche. Le film réussit par ses réactions crédibles face au sinistre inconnu. Beth évolue continuellement tout au long de l’histoire. Au début submergée par le chagrin, elle stabilise sa résolution grâce à une détermination farouche. Ce n’est pas un film avec des poursuites idiotes. Les jabs sont vifs et rapides. Les secrets d’Owen mènent à un mal qu’elle n’aurait jamais pu imaginer. Hall, surtout quand elle est seule à l’écran, transmet les sentiments bruts et la terreur de moments fugaces.

La dernière scène aura certainement quelques détracteurs. La maison de nuit adopte une approche différente pour résoudre le mystère en son cœur. Réalisateur David Bruckner (V/H/S, Le Rituel) ne donne pas une sortie facile. Il renonce à une conclusion soignée en nœud papillon pour un effet psychologique persistant. C’est rafraîchissant pour le genre et habilement fait ici. La maison de nuit est une production d’Anton et Phantom Four Films. Il sortira en salles le 20 août par Searchlight Pictures.

Les points de vue et opinions exprimés dans cet article sont ceux de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle de 45secondes.fr.

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