danger telephone voiture

Si l’alcool tue moins au volant, le téléphone tue de plus en plus

C’est un mot récent que nous avons tous entendu sans nécessairement le retenir : la nomophobie ou peur excessive d’être séparé.e de son téléphone. Vous vous sentez concerné.e ? Un peu, beaucoup, pas du tout ? Quand vous êtes assis.e dans votre canapé c’est un problème qui ne concerne que vous. Le problème c’est que les nomophobes conduisent des véhicules sur des voies publiques.

Une étude publiée par la société Zendrive révèle des chiffres et comportements inquiétants nous permettant de rendre objective une réalité que nous côtoyons tous au quotidien.

Les nomophobes nient la réalité

Non pas qu’ils ne soient pas conscients des dangers de l’utilisation, en général, d’un téléphone au volant. Mais eux – ces super-femmes ou super-hommes – eux, ne sont pas dangereux. Elles/ils sont 90% à déclarer se considérer comme de bons conducteurs tout en reconnaissant à 93% que le téléphone peut être dangereux. Et pourtant :

  • 28% du temps de conduite des nomophobes est consacré à l’utilisation de leur téléphone,
  • ils ‘touchent’ leur téléphone 4 fois plus que les conducteurs ‘sains’,
  • ils passent 1,5 fois plus de temps sur la route que la population générale,
  • aux USA – pays de l’étude, les conducteurs sont 10% plus distraits en 2018 qu’en 2017.
  • en janvier 2018, les nomophobes représentaient à peine 4% de la population totale des conducteurs, en janvier 2019 le chiffre passe à 8% et ils pourraient être de 20% en 2022,
  • si l’alcool tue surtout entre minuit et 3h du matin, l’utilisation du téléphone est impliquée dans des accidents mortels entre 7h du matin et 6h de l’après midi.

Mais désolé, le téléphone sonne et vous comprendrez que je DOIS répondre à cet appel/sms/wathsapp/notification d’un nouvel article immanquable…



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