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Revue de Nomadland: un portrait austère et poétique de la pauvreté en Amérique

Nomadland est un portrait austère et poétique de la pauvreté en Amérique. C’est peut-être le film le plus pertinent de notre période économique désespérée. D’après le livre de la journaliste Jessica Bruder, Nomadland suit un veuf solitaire après l’effondrement en 2011 de la United States Gypsum Company à Empire, Nevada. La ville a été abandonnée et a perdu son code postal. Les personnes laissées pour compte se sont adaptées pour survivre. Certains ont choisi de vivre dans des fourgonnettes ou des véhicules récréatifs pour économiser de l’argent. Conduire à travers le pays pour trouver du travail partout où ils le peuvent. Leur existence difficile a formé une communauté de voyageurs sur la route. Se réconforter les uns dans les autres lorsque leur pays leur a échoué.

Nomadland ouvre dans une gigantesque installation d’expédition d’Amazon. Fern, jouée superbement par Frances McDormand, deux fois lauréate d’un Oscar, arrive pour son quart de travail. Elle fait partie du programme CamperForce d’Amazon, où les travailleurs saisonniers se rendent dans divers entrepôts tout au long de l’année. Fern vit dans une vieille camionnette. Elle est nouvelle dans le mode de vie routier. Fern reçoit les conseils et l’amitié nécessaire de Linda (Linda May), une aimable vétéran de la route. Elle enseigne à Fern des astuces simples pour rendre son espace de vie plus confortable.

Lorsque son emploi sur Amazon prend fin, Fern est toujours en faillite et incapable de trouver du travail local. Elle est forcée de reprendre la route; dormir dans des parkings glacés, utiliser un seau pour sa salle de bain et préparer ses repas simples sur une cuisinière à un seul brûleur. Fern décide de suivre Linda au Rubber Tramp Rendezvous en Arizona. Là, elle rencontre le chef du groupe Bob Wells, qui donne à Fern sage des conseils sur la façon de trouver le bonheur dans sa solitude.

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Le parcours de Fern est à la fois inspirant et déchirant. Elle a travaillé dur toute sa vie pour le rêve américain. Quand l’Empire est devenu une victime de la Grande Récession; elle n’avait rien à montrer. Fern refuse de vivre avec des parents ou des amis inquiets. Sa camionnette est devenue son sauveur. Elle trouve un sentiment de liberté et de but dans les vastes étendues de l’ouest américain. Fern utilise son chagrin pour alimenter sa détermination. Elle travaille bec et ongles pour une somme dérisoire. Mais n’est un fardeau pour personne et sûr de sa liberté.

Scénariste / réalisatrice Chloé Zhao (Chansons que mes frères m’ont apprises, Le cavalier) est transcendant dans son troisième long métrage. Elle présente les circonstances de Fern comme une question de fait. Il n’y a rien de sensationnel à ce qu’elle travaille dans des usines, dans des fermes de pommes de terre ou dans le nettoyage des toilettes. Fern a la soixantaine, n’a pas d’enfants ni aucun autre recours pour obtenir de l’argent. Elle doit accepter n’importe quel travail qu’elle peut obtenir. Cela dit, sa vie sur la route est émouvante et enrichissante. Le manque de confort de la créature de Fern ne la définit pas. Chloé Zhao filme des scènes incroyablement belles de Fern seule dans la nature. Elle a tout perdu, mais son esprit est constamment rajeuni par sa connexion avec la nature.

Nomadland aborde une dure vérité avec une sensibilité sans faille. Des millions d’Américains sont confrontés à la situation financière désastreuse de Fern. Leurs emplois ont disparu. Ils ont perdu leurs maisons. La sécurité sociale et les maigres pensions ne suffisent pas. Vivre dans une camionnette peut être un choix de style de vie pour certains, mais c’est le seul choix pour d’autres. Fern est un personnage fictif, mais Linda May et Bob Wells sont des défenseurs bien connus de la vie en VR et en camionnette. Leur message, vous pouvez être l’esclave du dollar tout-puissant, ou choisir une autre voie vers l’accomplissement.

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Nomadland est une parabole du XXIe siècle qui redéfinit le rêve américain. Il a remporté le Lion d’or au Festival du film de Venise et le Prix du public au Festival international du film de Toronto. Nomadland sera un concurrent sérieux dans tous les domaines. Frances McDormand et Chloé Zhao ont créé une tranche d’Americana que chaque adulte de ce pays a besoin de voir. Nomadland est produit par Cor Cordium Productions, Hear / Say Productions et Highwayman Films. Il aura une projection virtuelle d’une semaine le 4 décembre au Lincoln Center Virtual Cinema. Suivi d’une sortie en salles le 19 février 2021 de Searchlight Pictures.

Les opinions et opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle de 45secondes.fr.

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