Quand le Machine Learning se met à la cuisine

Intelligence artificielle cuisine
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Au MIT (Massachusetts Institute of Technology) on ne mange pas que des hamburgers. C’est sans doute leur penchant pour les pâtes au pesto qui a conduit certains chercheurs de cette université de Cambridge à appliquer leur science à l’étude du basilic.

Un algorithme au service du goût

Sans altération génétique, les chercheurs du MIT ont mené l’enquête : comment améliorer la saveur d’un plant de basilic. Ils ont pour cela mis au point un algorithme et sa machine learning associée pour tester des milliers de combinaisons possibles afin de déterminer la méthode de culture optimale pour obtenir LE basilic ayant LE meilleur goût (i.e. le plus de molécules donnant sa saveur à l’Ocimum basilicum ).

Ils ont publié le résultat de leur étude dans le numéro du 3 avril de la revue scientifique PLOS ONE. Et, étonnamment, les meilleurs résultats ont été obtenus en exposant les plants de basilic 24h sur 24h à la lumière, confirmant ainsi les conseils de Rustica sur la culture du basilic.

Mais les chercheurs ne sont pas que des jardiniers épicuriens. Leur quête du basilic parfait s’inscrit dans le cadre plus large de l’agriculture 2.0 (Vertical Farming, Urban Farming, Plant Factory…). Ils ont pour objectif de créer un ‘AgriWiki’ : l’algorithme, sa machine learning associée, les datas recueillies… tout est ‘open’ à qui veut se joindre à eux. Et déjà de nombreuses universités se sont mises à leur tour à faire pousser du basilic-assisté-par-ordinateur.

Au delà du goût, des bénéfices importants

Les enjeux de cette recherche sont évidemment plus sérieux que la simple lutte pour se voir décerner le titre de meilleur cultivateur de basilic au monde.

Cette herbacées thérophyte de la famille des Lamiacées représente un véritables intérêt scientifique pour la lutte contre le diabète car certains de ces composantes permettent une meilleure régulation du sucre dans le sang. De plus les recherches menées sur le basilic peuvent être utile pour la culture d’autres plantes notamment la Pervenche de Madagascar seule plante identifiée comme pouvant produire les anticancéreux Vincristine et la Vinblastine.

Utilisant les technos algorithme/machine-learning, les chercheurs du MIT peuvent faire varier de nombreuses conditions de culture : température, humidité, couleur de la lumière, addition de nutriments… Les datas récoltées ont une autre utilité non-négligeable, celle de pouvoir simuler les effets du changement climatique sans avoir à attendre d’une saison l’autre la récolte des plantes.

Alors Cyber-agriculture ou OGM ? Nous vous laissons choisir….

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