loyaute salarie

Quel est le prix de la loyauté d’un salarié ?

Lecture 2 min. Quelqu’un vous contacte pour que vous lui fournissiez quelques informations sur votre société. Saurez-vous résister à le tentation d’un gain facile ?

loyaute salarie

C’est une question intéressante d’autant plus que le turn-over et la précarisation des salariés accélèrent, que les informations sensibles sont dorénavant toutes digitales et surtout qu’il n’y a apparemment aucune solution pour lutter contre ce phénomène.

La loyauté ne s’achète pas. Et pourtant…

La société Deep Secure a publié récemment les résultats d’une étude réalisée en avril 2019 pour quantifier un phénomène que chacun-connait-mais-tous-ignorent : un salarié est-il loyal à sa société ?

La réponse est clairement non. Même si l’étude n’a été menée qu’auprès de salariés anglais et que l’on sait l’anglais perfide (humour), rien n’empêche de penser qu’un salarié français, congolais ou argentin serait plus loyal qu’un salarié d’outre-Manche.

Ainsi l’étude nous apprend que 45% des salariés sont prêts à vendre des data de leur société moyennant finance. Vous voulez connaître les détails du pipeline commercial d’un concurrent ? 15% de leurs salariés sont d’accord pour vous céder cette information ultra-sensible moyennant 883€ (en fait 1 000£ converti en €).

59% des employés admettent avoir déjà ‘sorti’ des informations de leur société : 19% du travail personnel, 11% des informations clients/consommateurs, 7% des données sensibles (mots de passe, données clients/salariés, code source, propriété intellectuelle…).

47% des salariés admettent avoir transmis des informations à des tiers (taux grimpant à 62% chez les hommes apparemment moins fidèles ?!?).

8,5% des sondés avouent avoir exfiltré des informations en étant payé par un tiers pour le faire

Ce qui choque le plus dans les résultats de cette étude (à retrouver ici ), c’est en fait la faiblesse du gain. 10% des salariés sont prêts à communiquer des informations sur les clients (téléphone, mail, adresse) pour 265€, une paille. Sachant, autre enseignement de l’étude, que les ‘donneurs/vendeurs’ se retrouvent principalement chez les stagiaires, les intérimaires, les sans-grade, sans ancienneté ou perspective d’évolution.

Et pour lutter contre ce phénomène ? La technologie éventuellement pour scanner les data sortant des réseaux de l’entreprise via messagerie. Sinon, c’est le facteur humain qu’il faut considérer. Tout en sachant que la peur du gendarme n’est nullement opérante.

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