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L’Union européenne va enquêter sur Google pour la quatrième fois : l’utilisation de données à des fins publicitaires et de cookies risque une nouvelle amende de millionnaire

L’Union européenne a encore des doutes sur les affaires de Google. En 2017, ils étaient 2 420 millions d’euros pour leur position dominante sur le marché de la recherche, en 2018 ils étaient 4 340 millions d’euros pour Android et en 2019 ils ont dû payer 1 490 millions d’euros pour AdSense. Maintenant, la Commission européenne a annoncé qu’elle ouvrirait une nouvelle enquête, qui pourrait conduire à la quatrième amende d’un million de dollars pour Google.

A cette occasion, l’enquête s’attachera à voir si Google a profité des données des utilisateurs pour promouvoir sa « technologie publicitaire » au détriment des autres prestataires publicitaires, annonceurs et médias.

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La Commission européenne a toujours des comptes en attente

L’objectif sera de déterminer si Google a restreint l’utilisation de certaines données à des tiers à des fins publicitaires, mais ils les ont gardés pour leur propre usage. En d’autres termes, la Commission comprend que Google a un accès limité à certaines données, pour protéger la vie privée des utilisateurs, mais elle examinera si ces données qu’ils n’ont pas partagées étaient utilisées à des fins publicitaires. Certaines données que Google avait promis de ne pas partager pour la publicité de tiers, mais elles ont fini par être utilisées à cette fin. Avec la distorsion supplémentaire de la concurrence qui se produit avec ce fait.

« Nous craignons que Google a rendu difficile la concurrence entre les services de publicité en ligne des concurrents dans la soi-disant « pile technologique publicitaire », explique Margrethe Vestager, vice-présidente de la concurrence à la Commission européenne.

Selon les données gérées par la Commission, le marché publicitaire en Europe s’élevait à environ 20 000 millions d’euros en 2019, Google étant l’un des acteurs majeurs de ce secteur.

Dans le cadre de l’enquête, l’obligation d’utiliser les services ‘Display & Video 360’ ou Google Ads pour faire de la publicité sur YouTube, l’obligation d’utiliser Google Ad Manager pour YouTube, ainsi que restrictions liées à la publicité sur YouTube. La Commission est préoccupée par le « favoritisme apparent » de l’échange d’annonces Google « AdX » par DV360 et Google Ads.

En ce qui concerne l’utilisation des données, les restrictions de Google concernant les tiers pour accéder à l’identité de l’utilisateur ou à son comportement seront étudiées, mais elles sont disponibles dans les services Google tels que Doubleclick.

Message Google qui apparaît à partir de Chrome 90, où le système « Privacy Sandbox » est implémenté. En Europe, il n’a pas encore été activé.

Un autre projet sur lequel la Commission européenne étudiera est son « Privacy Sandbox », le Tentative de Google pour supprimer les cookies. Le projet d’interdire le placement de cookies tiers dans Chrome et ses effets possibles sur le marché publicitaire seront analysés par la Commission pour voir dans quelle mesure ils posent problème.

Le dernier point à étudier sera le projet annoncé de ne plus rendre l’identifiant publicitaire accessible à des tiers sur les téléphones Android. Des mouvements théoriquement créés pour protéger la vie privée des utilisateurs, mais qui seront examinés par la Commission européenne pour tenter de comprendre la mesure dans laquelle ils peuvent avoir des conséquences et être une initiative de Google au profit de votre activité publicitaire.

Plus d’informations | Commission européenne

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