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Luca : Une allégorie attachante sur l’amitié (Revue)

Rien ne crée un plus grand sentiment de liberté que des vacances d’été d’enfance. L’idée même que, pour les deux ou trois prochains mois, l’école sera loin et le monde est à votre disposition pour être exploré. Un concept si abstrait que très peu de films ont pu l’explorer avec succès et dont l’équipe Pixar peut désormais se targuer sans problème.

Avec « Luca », la dernière production de Disney et du studio d’animation Pixar, nous sommes transportés dans un décor que les deux sociétés n’avaient pas osé explorer jusqu’à présent : la côte italienne. Un festin de couleurs vives et ondulantes comme les vagues de la mer qui transportera le spectateur vers ses propres aventures d’enfance au fur et à mesure que l’intrigue progresse.

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« Luca » s’inspire légèrement de l’enfance du réalisateur Enrico Casarosa, qui nous invite dans un charmant village de pêcheurs italien où Luca (Jacob Trembley), un jeune monstre marin, apprend de la main d’Alberto (Jack Dylan Grazer), un solitaire aquatique créature comme lui, que la vie à la surface n’est pas si mauvaise.

Dans une tentative d’échapper à ses parents contrôlants (Maya Rudolph et Jim Gaffigan), Luca décide de s’échapper avec Alberto dans la ville humaine de Portorosso, où ils rencontrent Giulia (Emma Borman), une fille astucieuse qui tente de gagner un concours populaire chaque été enfantin.

Ce qui rend « Luca » si spécial, c’est qu’il ne ressemble pas à un film traditionnel des studios Pixar. Même son animation s’avère plus remarquable que prévu avec des moments qui, bien qu’ils ne contribuent pas à l’avancement de l’intrigue, présentent des séquences de rêve qui laisseront le spectateur bouche bée pour qu’ils s’en occupent en détail.

« Luca » ressemble beaucoup aux œuvres plus innocentes du Studio Ghibli, par exemple, « Mon voisin Totoro ». Enrico Casarosa ne cherche pas à impacter le spectateur avec un grand questionnement existentiel, encore moins à proposer un grand rebondissement ou la révélation d’un « méchant surprise » (quelque chose qui commence déjà à fatiguer dans les films Disney). Ce n’est tout simplement pas ce genre de film.

Il y aura ceux qui chercheront à classer « Luca » comme une production mineure de Pixar, car le studio n’a pas présenté de séquence qui fera pleurer le public de la même manière que « Up », et bien que son style soit moins dense que dans  » Ratatouille », Partagez avec cette cassette un message fort sur l’acceptation et l’acceptation de ce qui nous rend différents.

« Luca » est un film sur la découverte, l’amitié, l’empathie dans lequel, bien qu’il n’ait pas un monde aussi détaillé que New York City dans « Soul », parvient à construire cette illusion de richesse dans l’environnement qui nous fait souhaiter que nous n’ayons jamais voulu quitter Portorosso.

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La première de « Luca » sur la plateforme Disney + est vraiment regrettable si l’on considère qu’il s’agit d’un film vraiment construit pour être visionné sur le plus grand écran possible. En fait, aucun film Pixar ne devrait être vu à la télévision sans d’abord passer au grand écran.

Quelle que soit la manière dont il touche le public, « Luca » fait partie de ces productions dans lesquelles Pixar montre qu’il est prêt à expérimenter à outrance, et lorsque ce studio expérimente, le spectateur est le principal bénéficiaire.

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