vendredi, juillet 12, 2024
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L’IA désormais capable de détecter cette terrible maladie du cerveau 7 ans avant l’apparition des symptômes

L’intelligence artificielle (IA) a franchi une étape majeure en permettant de détecter la maladie de Parkinson avec une précision inégalée sept ans avant les premiers symptômes.

Cette avancée scientifique, qui utilise des biomarqueurs pour diagnostiquer précocement cette affection neurodégénérative, pourrait révolutionner les traitements futurs et potentiellement ralentir, voire prévenir l’évolution de la maladie.

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Un pas de géant pour le diagnostic précoce

Des chercheurs de l’UCL (University College London) et du Centre Médical Universitaire de Göttingen ont mis au point un test sanguin utilisant l’IA pour prédire la maladie de Parkinson bien avant l’apparition des premiers signes cliniques. La maladie de Parkinson se caractérise principalement par des tremblements, une rigidité et une lenteur des mouvements. Sa détection précoce représente donc un défi majeur.

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Les dessous de la détection précoce

Traditionnellement, le diagnostic de Parkinson se concentre sur l’observation des symptômes liés aux mouvements. Toutefois, à ce stade, les dommages cérébraux sont souvent considérables. Le nouveau test sanguin, en revanche, permettrait une intervention bien plus précoce. Le professeur Kevin Mills, l’un des principaux auteurs de l’étude, souligne l’importance de diagnostiquer les patients avant l’apparition des symptômes pour protéger les neurones encore intacts.

L’IA au cœur du dispositif

Le test développé par les chercheurs analyse un ensemble de huit biomarqueurs sanguins, connus pour être modifiés chez les patients atteints de Parkinson. L’algorithme d’apprentissage automatique utilisé a réussi à diagnostiquer la maladie avec une précision de 100 % lors d’essais cliniques, pavant la voie à des interventions plus précoces.

Identifier les individus à haut risque

L’étude s’est intéressée particulièrement aux patients souffrant de troubles comportementaux en sommeil paradoxal (TCSP), un état où les individus agissent physiquement leurs rêves. Environ 75 à 80 % des patients atteints de TCSP développent par la suite une synucléinopathie, un groupe de troubles cérébraux marqués par l’accumulation de la protéine alpha-synucléine, incluant Parkinson.

Prolonger le suivi pour renforcer la validité du test

Les chercheurs ont suivi ces patients sur une période de dix ans, confirmant les prédictions de l’IA avec l’identification correcte de 16 individus ayant développé la maladie, certains jusqu’à sept ans avant les premiers symptômes.

Affiner le test et cibler de nouveaux traitements

L’équipe de recherche travaille à affiner le test pour améliorer encore sa précision. Le Dr. Michael Bartl, co-premier auteur de l’étude, souligne l’importance des biomarqueurs identifiés, non seulement comme outils diagnostiques, mais également comme cibles potentielles pour le développement de futurs médicaments.

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Cet article explore une percée majeure dans la lutte contre la maladie de Parkinson, grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour identifier la maladie bien avant l’apparition des symptômes. Cette découverte pourrait non seulement améliorer le diagnostic précoce mais également ouvrir la voie à des traitements novateurs, modifiant radicalement l’approche de cette affection neurodégénérative.

Source : Eurekalert

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