Les véhicules autonomes et le paradoxe du parking

trafic tati
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L’apparition prochaine et progressive des véhicules autonomes (VA) devrait permettre de résoudre un des problèmes majeurs des grandes cités : celui du parking. Tout simplement parce qu’un VA a besoin de moins de place pour se garer qu’un véhicule-humainement-conduit. En effet, un VA se gare tout seul, pas besoin d’un pilote et donc pas besoin de prévoir de surface-de-parking pour que ce dernier entre et sorte de son véhicule.

Le graphique ci-après est explicite :

Des chercheurs de l’Université de Toronto ont ainsi estimé qu’un parking pour VA permettrait de garer entre 62 et 87% de véhicules supplémentaires par rapport à un parking pour véhicules avec pilotes. En rappelant qu’un véhicule passe 95% de son temps…garé.

Mais Adam Millard-Ball de l’Université de Californie Santa Cruz met le doigt sur un problème à ne pas négliger : celui de l’effet d’aubaine.
Son raisonnement est le suivant : un individu ayant un VA peut rationnellement programmer sa voiture non pas pour qu’elle se gare mais pour qu’elle roule à allure réduite en attendant que son propriétaire ait de nouveau besoin d’elle. Avec un coût horaire d’utilisation qui pourrait descendre à 30/50 centimes, il sera plus économique de faire rouler son VA que de le garer (2,5€ de l’heure à Paris).

Pour ce chercheur, 2.000 VA roulant à allure réduite dans San Francisco auraient un impact négatif sur la circulation qu’il estime à une augmentation de 2 miles/heure de la vitesse de circulation moyenne.

Or il n’existe aucun loi aujourd’hui pour interdire à un VA de ‘marauder’ en attendant son propriétaire…

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