dans

Les appareils électroniques élastiques font un pas de plus : Samsung a déjà un prototype capable de s’étirer à 30%

Les écrans OLED flexibles ont levé l’interdiction. Non seulement ils nous ont montré qu’il est possible de développer des appareils électroniques équipés de un certain degré de flexibilité, mais aussi quelque chose qui, si possible, est encore plus important : que cette technologie est utile si elle est appliquée là où elle peut apporter quelque chose.

La prochaine étape naturelle consiste à développer non seulement des écrans flexibles, mais aussi circuits électroniques élastiques qui peuvent cohabiter avec ces écrans pour nous permettre de concevoir des dispositifs utilisables dans des scénarios d’utilisation totalement nouveaux.

Certains groupes de recherche travaillent depuis longtemps sur cette idée, mais ils se sont heurtés à un défi qui n’est pas facile à surmonter : la nécessité de concevoir un substrat élastique qui résiste aux contraintes mécaniques que l’allongement entraîne sans se dégrader ni se fracturer.

Ce matériau doit servir de support structurel aux composants électroniques qui y seront logés, c’est pourquoi, en plus, il doit également résister aux contraintes thermiques qui portent les procédés photolithographiques que nous utilisons actuellement. Et le problème est que les matériaux élastiques que les chercheurs ont utilisés jusqu’à présent sont très sensibles à la chaleur.

Voici comment Samsung gagne de l’argent : le secret est sur l’IPHONE

Le premier dispositif biométrique élastique est maintenant prêt

Heureusement, les chercheurs de Samsung ont trouvé la solution à ce défi. Et ils l’ont fait en attaquant le problème à la racine. Leur proposition a été publiée dans la revue scientifique ‘Science Advances’, et recueille qu’ils ont réussi à concevoir un composé polymère élastique qui est capable de jouer le rôle de substrat et de résister à un allongement mécanique sévère sans se dégrader et sans que cette contrainte l’empêche de retrouver sa taille d’origine.

De plus, ce nouveau matériau est très résistant au stress thermique, il est donc compatible avec les procédés photolithographiques que nous utilisons actuellement. Deux des défis dans le développement de dispositifs électroniques élastiques semblent avoir été résolus, mais ce n’est pas tout.

Le nouveau matériau développé par ces chercheurs est très résistant aux contraintes thermiques, ce qui le rend compatible avec les procédés photolithographiques que nous utilisons actuellement.

Dans leur article, ces chercheurs expliquent également avoir conçu des composants électroniques qui parviennent à résister aux contraintes mécaniques liées à l’allongement sans se dégrader. ni perdre ses propriétés électriques. Cette technologie fait ses premiers pas, et il est indéniable qu’il reste encore beaucoup à faire, mais cette innovation nous invite à affronter l’avenir de ces appareils avec optimisme.

En tout cas, on ne s’est pas encore posé la question la plus importante : dans quel appareil ont-ils déposé cette technologie ? Sa première proposition combine le substrat élastique, un minuscule écran OLED flexible et un capteur dans un seul appareil capable de mesurer et d’afficher en temps réel. rythme cardiaque de l’utilisateur.

Extensible Oled Main2

Bien qu’il ne s’agisse que d’un prototype, le dispositif biométrique élastique que les chercheurs de Samsung ont développé nous invite à envisager l’avenir de ces dispositifs avec optimisme.

Ce dispositif biométrique est assez compact et adhère directement à la peau de l’utilisateur (vous pouvez le voir sur la photo de couverture de cet article). Selon ses créateurs, il peut être étendu à augmenter sa surface de 30% sans se dégrader le moins du monde, et résiste à 1000 allongements sans broncher.

Ce n’est qu’un prototype qui vise à démontrer la viabilité technique et commerciale de cette technologie, mais en cours de route, il a confirmé que les dispositifs élastiques biométriques nous permettent de prendre des mesures sans interruption et Avec plus de précision que les traditionnels car ils adhèrent directement à notre peau et il est possible de les placer dans la zone idéale (ce prototype est logé à côté du poignet et sur l’artère radiale).

De plus, leur élasticité les rend très confortables, de sorte que l’utilisateur peut les utiliser pendant le sommeil ou l’exercice. Après tout, ils sont capables de supporter la même contrainte mécanique que notre peau. Et la possibilité d’intégrer leur propre écran flexible nous permet de nous dispenser d’envoyer les informations qu’ils collectent vers un écran externe, comme celui de notre téléphone portable.

Bien que, comme nous l’avons vu, cet appareil Samsung n’est qu’un prototype, il commence un chemin très intéressant car il place devant nous la possibilité de développer des appareils biométriques plus précis et moins intrusif. Il y a aussi la possibilité qu’ils aient un impact positif sur la vie de certaines personnes, et c’est toujours une bonne nouvelle.

Samsung a confirmé que son objectif est d’affiner suffisamment cette technologie pour permettre production à grande échelle de ce type de dispositifs biométriques élastiques. Mais ce n’est pas tout. Les chercheurs qui ont conçu ce lecteur de fréquence cardiaque espèrent développer d’autres appareils similaires capables de mesurer la saturation en oxygène, l’activité électrique du système neuromusculaire de notre corps ou la pression artérielle. Ça peint bien, non ?

Plus d’informations | Avancées scientifiques | Samsung

45secondes est un nouveau média, n’hésitez pas à partager notre article sur les réseaux sociaux afin de nous donner un solide coup de pouce. 🙂