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La Datasphère, émergence, croissance et recomposition

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Vous connaissez l’atmosphère : Couche gazeuse qui entoure le globe terrestre. Peut-être  avez-vous entendu parler de l’hydrosphère : ensemble des zones d’une planète où l’eau est présente ? Il vous maintenant apprendre/comprendre le concept émergent de Datasphère.

 


Un concept en attente d’une définition simple

En attendant que l’Académie Française ne s’empare du sujet, essayons de préciser ce qu’est la Datasphère.

Ce pourrait être l’association de 4 éléments :

  • La data elle-même : texte, vidéo, images, fichiers audio,
  • qui la produit et l’utilise: individus, entreprises, organisations étatiques ou non,
  • où elle est stockée : localement, dans les nuages (cloud),
  • quel est son point de contact avec un tiers (individus, outils, autres data) : PC, smartphones, terminaux IoT.

En restant au niveau du concept, la Datasphère peut être définie comme la représentation du monde via les data, un espace qui possède sa propre géographie. La Datasphère est physique, puisqu’elle repose sur une infrastructure physique et des acteurs économiques. Mais, elle est aussi indépendante du monde physique de par sa fluidité et son ubiquité.

Trois graphiques pour illustrer l’intérêt du concept de Datasphère d’un point de vue géo-stratégique :


Les USA, notamment grâce aux GAFA, aspirent massivement les data européennes



Les plateformes nationales sont plus visitées en Europe orientale qu’occidentale


Évidemment la Chine prospère derrière son mur


Une expansion exponentielle

Le nombre de data produites (et donc stockées) devrait être multiplié par 5 entre 2018 et 2015. Cette expansion est liée à l’appétit toujours plus grand des entreprises pour la Data Analytics (Marketing), l’entrainement des Intelligences Artificielles (deep-learning par exemple), le début de la révolution de l’IoT (quand la 5G permettra à tous les objets connectés de communiquer en temps réel entre-eux) et, pour mention, les besoins liés à la cybersécurité qui oblige les États à produire, produire et produire de plus en plus (images satellite, surveillances des communications..).

Cette montée en puissance nous oblige à utiliser un nouveau mot, celui de Zettaoctets (ou Zettabytes) qui est équivalent à un sextillion d’octets (
1 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 octets).


Les machines communiquent de plus en plus entre elles. Ainsi IDC anticipent qu’en 2025, il y aura plus de 150 milliards (150.000.000.000) d’objets connectés dans le monde qui produiront de plus en plus de data en temps réel :


Mais les machines – ou objets – ne seront pas les seuls producteurs de data. En 2025, chaque individu aura une interaction toutes les 18 secondes avec la Datasphère (contre une interaction toutes les 60 secondes en 2010).


Et la Chine s’éveille…

Chaque pays-continent est dorénavant engagé dans une lutte à mort pour s’assurer de son indépendance mais aussi et surtout pour viser la prédominance dans l’Intelligence Artificielle. La Chine a dans ce domaine un avantage certain : les datas des Netizens (mot valise chinois pour désigner les citoyens du net) appartiennent à L’État. Ce dernier alimente ainsi algorithmes et machine-learning. Par ailleurs les Netizens chinois sont addicts à leur téléphone que ce soit pour jouer, payer, discuter (WeChat, Alipay, Tencent…). Rien d’étonnant donc à ce que la Chine ne devienne prochainement le continent le plus important de la Datasphère.


Les projections s’arrêtent dans le graphique ci-dessus en 2025 mais rien n’interdit de continuer les courbes et de s’interroger : où et comment cela finira-t-il ?

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