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La Chine a promis 233 millions de dollars dans un nouveau fonds pour protéger la biodiversité dans les pays en développement lors de la COP15

La Chine s’est engagée mardi à injecter 233 millions de dollars dans un nouveau fonds pour protéger la biodiversité dans les pays en développement lors d’un sommet clé de l’ONU sur la conservation, malgré les désaccords entre les principaux donateurs sur l’initiative.

Pékin – le plus grand pollueur au monde – a cherché à jouer un rôle plus important au niveau international dans la conservation de la biodiversité ces dernières années.

Sa promesse est intervenue alors que les délégués d’environ 195 pays se sont réunis dans la ville de Kunming, dans le sud de la Chine, pour le premier d’un sommet en deux parties sur la sauvegarde des plantes, des animaux et des écosystèmes.

Le sommet vise à établir un nouvel accord fixant des objectifs pour 2030 et 2050.

L'engagement de la Chine est bien en deçà des 4 milliards de dollars engagés par la Grande-Bretagne pour des projets mondiaux de conservation au cours des cinq prochaines années ou de l'engagement de la France à consacrer 30% de son financement climatique à la biodiversité.

L’engagement de la Chine est bien en deçà des 4 milliards de dollars engagés par la Grande-Bretagne pour des projets mondiaux de conservation au cours des cinq prochaines années ou de l’engagement de la France à consacrer 30% de son financement climatique à la biodiversité.

« La Chine prendra l’initiative de créer le fonds pour la biodiversité de Kunming avec une contribution en capital de 1,5 milliard de yuans (233 millions de dollars) pour soutenir la cause de la conservation de la biodiversité dans les pays en développement », a déclaré le président chinois Xi Jinping lors d’un discours prononcé par liaison vidéo au Sommet des dirigeants de la COP15.

« La Chine appelle… toutes les parties à contribuer au fonds. »

Une proposition clé débattue lors de la conférence est le programme « 30 sur 30 » qui permettrait à 30 % du statut de protection des terres et des océans de la Terre d’ici 2030.

Les dépenses mondiales pour protéger et restaurer la nature doivent tripler cette décennie pour atteindre environ 350 milliards de dollars par an d’ici 2030 et 536 milliards de dollars d’ici 2050 pour atteindre cet objectif, selon un rapport de l’ONU en mai.

Mais certains donateurs de pays riches disent qu’un nouveau fonds pour la conservation est inutile parce que le Fonds pour l’environnement mondial des Nations Unies aide déjà les pays en développement à financer des projets verts.

« Il est (…) important de mobiliser toutes les sources, y compris les fonds existants tels que le Fonds pour l’environnement mondial et le Fonds pour le climat, pour protéger (…) et restaurer la biodiversité », a déclaré le président français Emmanuel Macron.

La question du financement sera abordée lors des négociations à Genève en janvier 2022, puis plus tard lors de la deuxième partie du sommet en avril et mai de l’année prochaine.

L’engagement de la Chine est bien en deçà des 4 milliards de dollars engagés par la Grande-Bretagne pour des projets mondiaux de conservation au cours des cinq prochaines années ou de l’engagement de la France à consacrer 30% de son financement climatique à la biodiversité.

« L’annonce de la Chine (…) est le début et non la fin de la course », a déclaré Georgina Chandler, responsable des politiques internationales à la Royal Society for the Protection of Birds, basée au Royaume-Uni.

« Nous devons maintenant … voir d’autres pays s’intensifier d’ici le printemps de l’année prochaine … Sans actions tangibles sur la table, le monde se mettra d’accord sur un autre ensemble d’objectifs sans engagement à les atteindre. »

Guerre suicidaire

La Convention des Nations Unies sur la diversité biologique a été ratifiée par 195 pays et l’Union européenne – mais pas les États-Unis, le plus grand pollueur du monde historiquement – les parties se réunissant tous les deux ans.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a averti que les nations les plus pauvres du monde seraient les plus touchées par la perte de biodiversité.

« Nous perdons notre guerre suicidaire contre la nature », a-t-il déclaré.

« L’effondrement de l’écosystème pourrait coûter près de 3 000 milliards de dollars par an d’ici 2030 – son impact le plus important sera sur certains des pays les plus pauvres et les plus endettés. »

Les discussions sur la biodiversité à la COP15 sont distinctes du sommet plus important de la COP26 qui doit commencer le mois prochain à Glasgow, où les dirigeants mondiaux sont sous pression pour agir sur la crise climatique.

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