lundi, juin 24, 2024
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Karem, possession : un film d’horreur où la terreur n’apparaît pas

Qu’est-ce qu’un fan de film d’horreur veut voir et ressentir ? Exactement, la terreur. Ou la peur. Mais parfois c’est la seule chose qui manque à certains titres du genre, restant ainsi dans une tentative de contenu dont l’intention est de déranger le spectateur. Et c’est quelque chose que l’on peut remarquer précisément avec Karem, possession.

Ce film mexicain a frappé les panneaux d’affichage pour dire au revoir à 2021 et commencer 2022. Il est basé sur le fait réel d’une possession démoniaque qui s’est produite à Durango au cours de l’année 1983 et qui a eu pour victime un mineur devenu une entité malveillante. Eh bien, le transfert de cette affaire à la fiction est un échec.

Partons du fait que parmi les sujets les plus utilisés et abusés pour faire des films d’horreur au cours des deux dernières décennies, se trouvent les exorcismes et les possessions. Les deux ont fatigué le public car les résultats à l’écran ont été décevants. Concernant le Mexique, on en trouve ici un exemple.

L’un de ses principaux défauts Karem, la possession c’est sa récurrence à des clichés de genre détournés dans le récit de Harry Bedwell, le réalisateur. Au lieu de contribuer au propos de suggérer au spectateur, ils les usent. Pire encore, ils rendent l’histoire prévisible, c’est-à-dire que le public est constamment alerté de ce qui va se passer, l’empêchant ainsi de laisser libre cours à son imagination.

Ajoutez à cela les performances et les effets spéciaux. En ce qui concerne le travail d’acteur, Daniel Martínez et Dominika Paleta ont l’air à plat, loin de l’intrigue, ce qui pourrait bien dénoter une faiblesse dans le scénario lui-même. Raquel Rodríguez, qui joue Karem, essaie de faire ce qu’elle peut avec le poids qu’ils lui mettent. D’un autre côté, les effets visuels n’aident pas non plus à faire peur car cela donne l’impression d’y être contraint.

Ainsi, après avoir tâté du genre avec Plus noir que la nuit (2014), un remake très mineur par rapport à l’œuvre de Carlos Enrique Taboada, Harry Bedwell s’est aventuré à chercher sa ville natale dans la terreur une fois de plus, cependant, pas avec des conséquences remarquables.

Ça oui, Karem, possession, il a ses points échangeables. Par exemple, la photographie et la conception de production. Bedwell a opté pour le directeur de la photographie Junichiro Hayashi (Ringu) pour créer une atmosphère lugubre dans les lieux de Durango qui se prêtent à merveille à un terrain de ce type. En fait, la caméra le fait à divers endroits, mais elle se démarque comme une jolie peinture dans un joli endroit sans sensations de fond, mais ce n’est pas la faute d’Hayashi.

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