stress consommation

Je suis stressé.e, donc je consomme

Lecture 2 min. Après une journée difficile, vous n’avez qu’une envie : acheter, consommer ? Rassurez-vous c’est tout à fait normal. Et cela se gère…

C’est une situation connue. Un manager qui passe sa mauvaise humeur sur vos frêles épaules, un client tatillon et désagréable, une augmentation refusée quand justement la banque vous relance au sujet de votre découvert et, en ouvrant votre boite aux lettres, un courrier émanant de l’administration fiscale.

Bref une journée stressante, une vie moche et une soirée qui s’annonce morose. Alors, plutôt que de ruminer, une image, une envie s’impose, celle d’aller faire un peu de shopping, celle de se connecter sur votre place-de-marché préférée (ou subie) et ici –  arpentant les rayons de votre supermarché, léchant anxieusement quelques vitrines – ou là – cliquant sur un peu tout et surtout n’importe quoi pour mettre-dans-le-panier-parce-que-c’est-bon – vous achetez, vous consommez, vous vous offrez un moment de plaisir ou du moins de soulagement. Rassurez-vous cela s’explique parfaitement…

Pourquoi la frénésie de la consommation s’impose à vous ?

Tout d’abord parce que ce temps que vous allez consacrer à consommer est une distraction. Se distraire signifie faire abstraction, détourner son esprit (en l’occurrence du fait générateur du stress).

Ensuite car consommer vous apporte une gratification immédiate. J’achète et je me sens mieux. Effet parfaitement normal car l’acte d’achat génère de la dopamine. Cette molécule, en provoquant chimiquement une sensation de plaisir, active votre système de récompense. Exactement ce qu’il vous faut, une légère sensation d’épanouissement, la projection dans un futur proche et radieux (je vais être belle/beau avec ce nouveau pantalon que je porterai dans telle et telle situations).

Enfin, je dépense et j’acquiers car je l’ai mérité. En effet, à quoi sert de trimer, de subir, de lutter si vous ne pouvez pas, sans aucune culpabilité (?), vous offrir de temps en temps un petit plaisir égoïste. A noter qu’étonnamment une étude réalisée en 2016 par le
Journal of Consumer Research montre que la consommation anti-stress se porte essentiellement sur des objets utiles permettant de résoudre un problème plutôt que sur des produits de luxe ou futiles. Ceci explique pourquoi vous vous retrouvez à 19h arpentant les rayons de votre Décathlon pour acheter une paire de chaussettes de sport ou bien au sous-sol du BHV à la recherche de cette ampoule que vous devez changer depuis des semaines.

Est-ce grave docteur ?

Nous vous laissons répondre en votre for intérieur. Si vous juger que oui tout de même un peu, 3 idées d’occupations alternatives : faites du sport (occuper votre corps ce qui est un bon moyen pour produire de la dopamine et de l’endorphine), offrez-vous quelques instants de méditation (si vous pratiquez, vous savez, si vous ne pratiquez pas n’hésitez pas à l’essayer) et enfin créez ne serait-ce qu’en mettant un peu de musique et en vous laissant aller à danser ou en préparant votre repas du soir, innovez en essayant d’imaginer quels condiments, quelles épices pourraient se combiner les uns aux autres et vous procurer du plaisir.

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