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Evangelion 3.0+1.01, une expérience qui va au-delà du visuel

pas de spoilers

Ce 29 septembre, les adieux d’Evangelion arrivent en salles, une expérience qu’il faut savourer au cinéma.

Evangelion 3.0+1.01, une expérience cinématographique incontournable (Photo : courtesy Konnichiwa !)Evangelion 3.0+1.01, une expérience cinématographique incontournable (Photo : courtesy Konnichiwa !)

Je dois commencer ce texte par la précision pertinente que je ne suis pas un fan de la série, ni un consommateur régulier d’anime. Je dois aussi préciser que je n’aime pas du tout ce type de proposition visuelle. Au contraire, je le trouve très attrayant. Cependant, pour être honnête avec vous, mon attention et mon temps ont été concentrés sur d’autres contenus en dehors de l’animation.

Cela dit, je prends l’audace de me présenter à Évangélique 3.0+1.01 Il était trois fois de l’expérience cinématographique qu’il est. Certes, de nombreux followers disent qu’il est déjà sur les plateformes de streaming, mais ce n’est rien comparé à le voir sur grand écran, surtout si c’est dans une salle 4DX.

Pour quelqu’un qui entre à zéro concernant l’histoire de ce qu’est Evangelion, le film lui-même offre la possibilité de s’y plonger sous différents angles, Indépendamment du visuel. En soi, en tant qu’histoire unique, l’intrigue offre des contours de sujets intéressants qui se prêtent à l’interprétation et à la réflexion. D’ailleurs, c’est de ça qu’il s’agit dans les films, n’est-ce pas ?

Tout d’abord, la religion. En Occident, pour ne pas dire qu’au Mexique, nous sommes habitués à ne pas remettre en cause l’existence de Dieu, ou à défaut, à accepter l’imposition d’un credo sans possibilité de choisir. Au niveau socioculturel, nous avons grandi avec l’idée que si nous ne croyons pas en une divinité, nous sommes des êtres incomplets. Avec Évangélique 3.0+1.01 Il était trois fois nous voyons une face opposée : une barrière définie pour ne pas reconnaître Dieu comme cet être suprême et bienveillant que le catholicisme a institué. Certains veulent le tuer de manière symbolique et d’autres le nient en tant qu’entité qui contribue à l’esprit humain. Cela nous amène à nous demander qu’est-ce que l’esprit, qu’est-ce que Dieu, qu’est-ce que l’âme. A quoi sert la croyance en un être supérieur ? Il faut?

Un autre aspect qui jette Evangelion 3.0+1.01 Il était trois fois une fois C’est l’humanisation. En tant que société, nous venons de sortir d’une pandémie qui nous a mis à l’épreuve en tant qu’espèce dans la relation que nous entretenons avec les autres. De la même manière, notre interaction avec les technologies s’est accrue, à laquelle nous avons même doté des traits humains malgré le fait qu’ils n’en aient pas (il suffit de demander à Alexa). Eh bien, voici une intrigue secondaire où un personnage créé sans sentiments, pensées et émotions est traité comme un égal par les humains avec lesquels il vit. Cette attention avec un clone qui n’a pas d’âme se produit dans le contexte du chaos, il ne coûte donc rien de le traiter avec mépris ou d’avoir peur de lui compte tenu des circonstances. Cependant, une autre voie est choisie. Pourquoi le scénariste Hideaki Anno choisit-il de développer l’affection alors qu’il s’agit de deux univers différents dans le même monde ? Peut-être parce que dans l’arrière-plan du film, qui devient plus tard perceptible, l’amour est ce qui maintient l’humanité debout. Pas exactement sur un ton romantique, mais inhérent à notre propre nature lorsque nous sommes capables d’apprécier la personne en face de nous, quelle qu’elle soit.

Un autre élément à considérer est l’apparence de Lilith. Dans le christianisme, elle est conçue comme la femme chassée du paradis. Un profil démonologique lui a été attribué. En 2022, des films ont été montrés qui sauvent précisément cette figure pour la positionner dans le genre de l’horreur afin d’exalter les femmes en tant que protagonistes fortes dans les histoires d’horreur. Tels sont les cas de Bienvenue en enfer (par Jimena Monteoliva) et Deux sorcières (par Pierre Tsigaridis). Jusqu’à un certain point Evangelion 3.0+1.01 Il était trois fois une fois reprend subtilement cette connotation démoniaque dans Lilith, mais pas dans un sens terrifiant. Dans ce cas, sa présence est proposée dans une perspective théologique comme une divinité prise entre le bien et le mal selon les conceptions qui tendent vers ces extrêmes. Elle peut se sentir menaçante en raison d’une intention extérieure à elle, pas tellement à cause de sa volonté. Ce qui est bon? Qu’est-ce que le mal ? Ces préoccupations peuvent survenir compte tenu du contexte dans lequel il apparaît dans l’intrigue.

En bref, le lien visuel avec les contributions narratives et les détachements interprétatifs que cet adieu à Evangelion a est une expérience sensorielle et émotionnelle qui renvoie le spectateur chez lui avec trop d’informations à traiter. Cela s’apprécie dans une situation actuelle qui gâte le public pour ne pas ressentir ou penser ce qu’il vient de voir. Il va au-delà d’être un contenu avec des séquences de combat extraordinaires accompagnées de dialogues précis. Le billet en vaut la peine.

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