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Devenir alcoolique à force de sourire aux clients

Lecture 1 mn Une équipe de chercheurs a mis en évidence un lien entre les salariés contraints de feindre des émotions positives et un abus d’alcool après le travail.

sourire au bureau n'est pas forcément naturel

Une équipe de chercheurs de l’Université de Buffalo a étudié les habitudes de consommation d’alcool de personnes devant faire face à un public. Ce sont des serveurs dans des chaines de fastfood, des infirmièr.e.s, des enseignants.

Ils ont mis en évidence un lien entre celles et ceux contraints de feindre ou amplifier des émotions positives ET une consommation excessive d’alcool après le travail.

Se contrôler en public et ne plus arriver à se contrôler soi-même

La recherche réalisée en questionnant 3.000 salariés US révèle dans un premier temps que les travailleurs ayant une interaction avec un public consomment plus d’alcool que ceux n’ayant aucun contact avec un client, un malade, un élève.

Cette consommation est d’autant plus importante que le ‘sourire’ (ou du moins le contrôle des émotions) n’amène aucune récompense. Ainsi un salarié d’un call center ne reçoit que rarement un merci ou un compliment de la part d’un client. Une infirmière face à un malade ne se plaint jamais, elle est toujours positive. Elle établit une relation interpersonnelle sur la durée et le fait au service d’un patient et non d’un client. L’étude démontre qu’un salarié d’un call center aura plus tendance à boire de l’alcool après le travail qu’une infirmière. Et ce d’autant plus que le salarié d’un call center, d’un fast food…est généralement jeune, sous-diplômé, que son sourire peut lui valoir un pourboire dont le montant compte car il peut être en situation financière tendue.

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