dans

C’est au tour de Facebook : la Commission européenne et le Royaume-Uni ouvrent en « priorité » le dossier anticoncurrentiel pour usage de données

« Une bataille juridique contre Facebook ne devrait être qu’un dernier recours, car cela nous occuperait pendant une décennie », a déclaré Margrethe Vestager il y a deux ans. Mais le moment est venu. Finalement, la Commission européenne a décidé d’ouvrir le dossier anticoncurrentiel contre Facebook, une enquête majeure contre le réseau social de Mark Zuckerberg et qui pourrait aboutir à une amende historique, similaire à celle infligée à Google ou à celle déjà déposée par les États-Unis contre Facebook lui-même, d’une valeur de 5 000 millions de dollars.

Coïncidant avec le début de l’enquête européenne, depuis le Royaume-Uni, l’Autorité de la concurrence et des marchés a également ouvert un dossier équivalent, où elle tentera de déterminer si Facebook a profité de vos données pour obtenir des avantages par rapport à ses concurrents.

L’Europe entame sa grande enquête contre Facebook

La Commission européenne enquêtera sur Facebook pour déterminer s’il s’agit d’un cas de monopole et profité des données publicitaires collectées concurrencer les annonceurs sur leur service « Facebook Marketplace ».

« Près de 7 millions d’entreprises font de la publicité sur Facebook au total », explique Margrethe Vestager, commissaire chargée de la concurrence. « Nous examinerons de plus près si ces données donnent à Facebook un avantage concurrentiel indu, en particulier dans le secteur des petites annonces en ligne, où les gens achètent et vendent des produits tous les jours et où Facebook est également en concurrence avec les entreprises auprès desquelles il collecte des données« .

Ce n’est pas la première fois que la Commission européenne enquête sur Facebook. En 2017, il a écopé d’une amende de 110 millions d’euros pour avoir menti lors du rachat de WhatsApp. La présente enquête vise à aller plus loin et cherchera à établir dans quelle mesure Facebook a profité des données que les entreprises lui fournissaient, pour justement mieux positionner ses services.

« Facebook pourrait, par exemple, recevoir des informations précises sur les préférences des utilisateurs des activités publicitaires de ses concurrents et utiliser ces données pour adapter Facebook Marketplace », explique la Commission.

L’enquête sera menée « en profondeur et en priorité ». Une affaire qui sera menée en collaboration avec l’Autorité britannique de la concurrence, qui a également ouvert l’enquête aujourd’hui.

Les revenus mondiaux de Facebook en 2020 ont totalisé 85,965 millions de dollars. L’Union européenne établit amendes pouvant aller jusqu’à 10 % en cas de culpabilitéPar conséquent, Facebook s’expose à une pénalité qui pourrait s’élever à environ 8,5 milliards de dollars. Cependant, la chose habituelle est de ne pas atteindre ces quotas. Récemment, une autre grande entreprise technologique comme Apple a été formellement accusée de monopole et le montant de l’amende est en suspens. Après les affaires importantes de Google et Apple, c’est maintenant au tour de Facebook.

De Facebook, ils expliquent à 45secondes.fr que « Marketplace et Dating offrent aux gens plus d’options et les deux produits fonctionnent dans un environnement hautement concurrentiel avec de nombreux grands opérateurs. Nous continuerons à coopérer pleinement avec les enquêtes pour montrer qu’elles ne sont pas fondées. »

Dans Engadget | Huit dossiers ouverts que la Commission européenne et Vestager ont contre des entreprises technologiques pour pratiques abusives

45secondes est un nouveau média, n’hésitez pas à partager notre article sur les réseaux sociaux afin de nous donner un solide coup de pouce. 🙂