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Ce ballon de la NASA détecte un tremblement de terre pour la première fois depuis les airs : la prochaine destination est Vénus

En juillet 2019, les montgolfières de la NASA ont pu détecter le mouvement sismique de l’air pour la première fois. Équipés de capteurs très sensibles, ils ont pu percevoir des changements minimes à la surface. Maintenant que la NASA a montré que c’était possible, elle a des projets bien plus vastes pour ce projet : les environnements inhospitaliers de Vénus.


Entre le 4 et le 6 juillet 2019, la Californie a été frappée par une puissante séquence de tremblements de terre. Celles-ci ont entraîné plus de 10 000 répliques en quelques semaines seulement. Les chercheurs de la NASA ont profité des tremblements de terre pour tester une nouvelle technique pour détecter les séismes. Au lieu d’avoir des capteurs au sol bas ou d’utiliser des câbles à fibres optiques, ils ont mesuré les vibrations d’en haut

Ça a marché. Les quatre ballons de la NASA équipés d’une instrumentation ultra-sensible ont réalisé détecter les ondes sonores à basse fréquence causées par les répliques à la surface. Pour cela, ils ont utilisé des baromètres très sensibles, qui peuvent mesurer de légers changements de pression atmosphérique, changements produits par le mouvement des plaques tectoniques.

De la Californie à Vénus

Si la NASA s’est impliquée dans ce projet, ce n’est pas seulement par passion pour la géologie. L’agence spatiale prévoit d’appliquer également les techniques apprises sur Vénus. Ils espèrent un jour envoyer des montgolfières sur la planète voisine afin d’étudier à partir d’elles le mouvement de ses plaques tectoniques. La surface de Vénus est si chaude et toxique qu’un atterrisseur tiendrait à peine le coup.

Pourquoi étudier le mouvement géologique de Vénus ? Bien que la planète soit un enfer aujourd’hui, on pense à l’époque qu’elle avait de meilleures conditions de vie. Attendent apprendre ce qui pourrait lui arriver pour qu’il cesse d’avoir ces conditions. L’un des meilleurs moyens de le faire est de mesurer les ondes sismiques sous sa surface, ce qui nous permet de comprendre beaucoup de choses sur des endroits aussi profonds que le noyau de la planète.

Ballons sur Vénus n’est pas la première fois qu’il est tâté utiliser. En raison de ses conditions horribles à la surface, ce n’est pas un endroit que nous pouvons explorer aussi facilement que Mars. Cependant, on sait que son ambiance dans les hauteurs est bien plus conviviale. La NASA propose même des dirigeables qui restent dans le ciel de Vénus avec des personnes à bord. En ce moment, nous retournons sur la planète en 2026.

Via | JPL NASA

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