L’un est mort et c’est tant mieux, l’autre vit, témoigne, enseigne, lutte et nous pensons qu’il faut en profiter, les grandes voix devenant rares. Robert Faurisson le négationnistes avait intenté un procès à Robert Badinter car ce dernier avait qualifié le premier de faussaire de l’histoire.

Dans un jugement du 6 juin 2017, confirmé en appel le 12 avril 2018, le tribunal de grande instance de Paris établit qu’écrire que Faurisson est « un menteur professionnel », un « falsificateur » et « un faussaire de l’histoire » est conforme à la vérité.

Nous voulions partager avec vous la voix, les mots de R. Badinter contre le(s) négationniste(s). Pour éviter l’oubli.

Écoutant, en effet, les cris d’allégresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que cette allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu’on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu’il peut rester pendant des dizaines d’années endormi dans les meubles et le linge, qu’il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse.

Dernier paragraphe de La Peste – A. Camus

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