Le Centre Russe de Recherche Scientifique en Chimie et Mécanique (CRRSCM ou ЦНИИХМ), situé près de Moscou, s’est fait prendre la main dans le pot de confiture ou plus exactement est accusé d’avoir aidé à inoculer le virus Triton au sein d’usines saoudiennes en 2017. Selon l’entreprise de cybersécurité FireEye (US), l’attaque à laquelle a participé le CRRSCM visait à altérer le fonctionnement d’équipements fournis par Schneider Electric (reprogrammation intempestive du système de sécurité Triconex qui a mis à l’arrêt les usines en étant équipées).

Selon le New York Times, ce type d’attaque n’a pas pour objectif de piller des data mais bel et bien de détruire (explosion) un complexe industriel. Et les systèmes de sécurité pouvant être infectés par Triton équipent des usines un peu partout dans le monde (une première utilisation a été révélée en Ukraine en 2016).

FireEye indique qu’elle ne peut incriminer la Russie sur la création du virus lui-même. En revanche, cette société démontre de manière implacable l’implication de l’institut CRRSCM dans l’inoculation.

Ainsi est notre monde, des assassins saoudiens en Turquie, un virus russe infeste des équipements de sécurité français dans des usines ukrainiennes et saoudiennes. Business as usual ? Nous vous laissons juges.

Similar Posts