Le vertige est un problème majeur pour une personne sur cinq à un moment donné de sa vie, et la plupart ne reçoivent jamais de traitement. La VR a été souvent utilisée dans le passé pour le traitement des phobies. Mais, elle était toujours associée à un thérapeute humain. L’équipe dirigée par le professeur Daniel Freeman du département de psychiatrie de l’Université d’Oxford a mis au point un programme VR dans lequel la thérapie est assurée par un coach virtuel géré par ordinateur. Le traitement est personnalisé, avec des utilisateurs capables d’interagir avec l’entraîneur virtuel en utilisant la reconnaissance vocale.

Un essai clinique a été menée sur 100 ‘cobayes’ atteints de vertige se voyant attribuer, au hasard, soit la thérapie VR soit aucun traitement. Ceux ayant reçu la thérapie ont été confrontés à cinq séances de traitement VR d’une durée moyenne de deux heures. Tous les participants au groupe VR ont montré une diminution du vertige. La réduction moyenne étant de 68%. La moitié des participants au groupe VR a eu une réduction de plus de trois quarts. Ces résultats sont meilleurs que ceux attendus avec une thérapie classique (intervention psychologique en face à face avec un thérapeute).

Simulant des déplacements dans un immeuble de dix étages, le professeur Freeman, a entrainé les utilisateurs dans une série d’activités de difficulté croissante. Il précise: «nous avons conçu le traitement pour être aussi imaginatif et divertissant. Ainsi, les tâches que les participants ont été invités à réaliser comprenaient la traversée d’une passerelle branlante, le sauvetage d’un chat perché sur un arbre, peindre un tableau et jouer du xylophone sur le bord d’un balcon, et enfin chevaucher une baleine virtuelle autour de l’espace Atrium.”

Et le professeur Freeman conclut : «la massification de la VR signifie que les traitements automatisés peuvent potentiellement être mis à la disposition de millions de personnes. Mais ce qui est encore plus excitant, c’est la perspective d’utiliser la VR pour s’attaquer à des problèmes graves et généralisés de santé mentale, comme la dépression, la psychose et les toxicomanies. Des tests rigoureux seront indispensables, mais il semble que nous puissions envisager une nouvelle approche dans le traitement des troubles mentaux.»

A suivre (n’est-ce pas monsieur James Stewart alias Scottie)…

 

 

 

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