Nous étions hier (23 mai) tout à notre plaisir de vivre un momentum VivaTech Paris (Le PR reçoit la tech-gotha mondiale avant l’ouverture du salon Viva Technology). Mais notre sourire béat s’est figé à la lecture d’un article du New York Times : “The state of France’s start-up nation : France continues to lag Britain in tech-related investments and in the business of artificial intelligence.”

Tech-Trafalgar, eWaterloo. Notre douce France one more time comparée à notre immuable compétiteur britannique et cela en notre défaveur. Nous avons voulu en savoir plus, comprendre, ne pas nous laissez aller au désespoir du vaincu perpétuel.

Si l’article du NYT admet un effet Macron, un dynamisme Station-F, un intérêt des GAFAM & Co pour la France, il nous place derrière le Royaume Uni car :
La France ne compte que très peu de Licornes (valorisation supérieure à 1Mds$), Blablacar et Vente-Privée,
L’investissement dans les tech-compagnies au UK est supérieur à celui cumulé en France, Allemagne et Suède,
L’Angleterre a le plus fort éco-système consacré à l’Intelligence Artificielle (120 sociétés impliquées, comparées à 39 en France)

Si le NYT le dit….c’est un journal sérieux. Pourtant nous sommes allés un peu plus loin et notamment en considérant la réalité non pas sous l’angle financier mais en allant chercher les chiffres des dépôts de brevets.

Un excellent article de Forbes (en français) nous permet de comprendre combien notre système de brevets français nous pénalise et donc rend frileux les entrepreneurs/ingénieurs dans leur demande de brevet. Mais au niveau européen, grâce aux chiffres de l’Office Européen des Brevets, nous allons pouvoir rétablir quelques vérités.

L’Office Européen des Brevets (OEB) a publié récemment un document “Patents and the Fourth Industrial Revolution – The inventions behind digital transformation | December 2017″ dont évidemment nous vous recommandons la lecture (enfin si le sujet vous intéresse).

D’abord ce que l’OEB entend par 4ème révolution industrielle :
– les technologies (core technologies) : hardware, software et connectivité
– ce qu’elles permettent (enabling technologies) : analytics, sécurité, Intelligence Artificielle, alimentation énergétique, positionnement géographique, système 3D, interfaces utilisateurs
– les domaines d’application (application domains) : logement, individu, entreprise, usine, infrastructure et véhicule

Ceci expliqué, que nous révèlent les chiffres des dépôts de Brevets au niveau européen :

1. Sur la période 1978-2016 l’Allemagne est le pays qui a déposé le plus de demandes de brevets France 2, GB 3

2. L’écart France/ GB s’est creusé à partir de 2010 et devient de plus en plus important

3. Et cela que l’on parle de ‘core technologies’

4. d”enabling technologies’ et surtout d’Intelligence Artificielle

5. ou de domaines d’application

6. Une carte des dépots de brevets relatifs à la 4ème révolution industrielle permet de voir que Londres est en concurrence avec la Région Rhone Alpes, quand Paris se compare à la Haute Bavière

Conclusion : nous continuerons de lire le New York Times….mais avec prudence. Et nous retrouvons notre sourire béat à vivre ce French Tech-Momentum.

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